
Que penser des phytoses ?
Les Phytoestrogènes
Les phytoestrogènes sont
des protéines substances d’origine végétale
susceptibles d’avoir
des effets de type estrogénique en se liant
aux récepteurs des estrogenes (d’où leur nom).
Ce sont
les légumineuses et en particulier le soja qui renferment
la plus forte concentration en phytoestrogenes.
Attention il s’agit
de la graine de
soja pas de la pousse !
Les asiatiques, on le sait ont une
alimentation particulièrement
riche en soja.
Des études épidémiologiques (de population)
ont fait état d’une fréquence moindre de fractures
du col du fémur chez les asiatiques comparé aux européennes
et américaines.
Les chercheurs ont donc été conduits à envisager
un rôle protecteur sur l’os des phytoestrogènes
contenus dans le soja.
Et la presse s’est fait très largement l’écho
de ces hypothèses !
Première surprise : pour être actifs les phytoestrogenes
doivent être métabolisés dans la muqueuse intestinale…et
la capacité de métabolisation est très variable
d’une femme à l’autre, nettement moins bonne chez
les européennes que chez les asiatiques.
A dose absorbée égale, l’effet diffèrera
dans des proportions importantes d’une femme à l’autre.
Les
premières études sur l’animal étaient
encourageantes :
L’administration de genisteine (un métabolite actif
des isoflavones) s’est avéré avoir un effet positif
sur la prévention de la perte osseuse de la ratte castrée...
donc privée d’oestrogènes
Faire l’analogie avec la femme était
un peu rapide… et pourtant ! De là est
parti l’engouement pour l’effet osseux des phytoestrogenes.
Mais
même les guenons n’ont pas confirmé... quel que
soit l’isoflavone utilisé, aucun effet positif sur la
masse osseuse ou sur le renouvellement osseux n’a été constaté.
Il
n’est pas exclu que leur équipement enzymatique
intestinal ne leur permette pas de métaboliser les isoflavones.
Chez
la femme des essais ont été réalisés
en utilisant un "phytoestrogéne de synthèse".
Il
pourrait avoir un effet positif mais… à des doses
pharmacologiques, c’est à dire sans commune mesure avec
ce qui peut être normalement absorbé.
Aujourd'hui
il n’y a pas de preuve qui permette
d’envisager un effet positif sur l’os des phytoestrogènes
en clinique humaine.
On attend la suite. On vous racontera.

|