
Aujourd'hui
QUELLE EST LA POSITION DES AUTORITES DE SANTE AUJOURD'HUI?
Vous trouverez ici le texte des recommandations élaborées à la
demande conjointe de la Direction générale de la santé et
des caisses d'assurance maladie.
"L'ostéoporose est une maladie diffuse du squelette, caractérisée
par une diminution de la masse osseuse et une altération de la microarchitecture
du tissu osseux, responsable d'une augmentation de la fragilité osseuse
et du risque de fracture.
La maladie est asymptomatique en l'absence de fracture....
.
L'objectif de ces recommandations est de préciser la place des méthodes
diagnostiques de l'ostéoporose afin de définir les conditions optimales
d'une prise en charge thérapeutique, médicamenteuse ou non, ayant
pour but de prévenir la survenue de fracture.
L'OMS a proposé une définition opérationnelle
de l'ostéoporose basée sur la mesure de la densité minérale
osseuse (DMO) par absorptiométrie biphotonique aux rayons X (DXA).
Quatre catégories diagnostiques peuvent ainsi être établies
chez les femmes de race blanche :
* normales : une valeur de DMO différant de moins d'un écart-type
de la moyenne de référence de l'adulte jeune (T score > -1 )
;
* masse osseuse faible (ostéopénie) : une valeur
de DMO différant de plus d'un écart-type de la moyenne de l'adulte
jeune mais de moins de 2,5 écarts-types de cette valeur (-2,5 < T -1)
;
* ostéoporose : une valeur de DMO inférieure
de 2,5 écarts-types ou davantage de la moyenne de l'adulte jeune (T -2,5)
;
* ostéoporose grave (ostéoporose confirmée)
: une valeur de DMO inférieure de 2,5 écarts-types ou davantage
de la moyenne de l'adulte jeune et coexistant avec une ou plusieurs fractures.
Il est nécessaire d'interpréter les résultats de l'ostéodensitométrie
en tenant compte des facteurs de risque de l'ostéoporose.
Les moyens diagnostiques de l'ostéoporose
* Les radiographies standard n'ont pas d'indication pour le
diagnostic positif de l'ostéoporose non fracturaire ni en préalable
systématique à l'ostéodensitométrie.
* Il est recommandé, pour mesurer la densité minérale
osseuse, d'utiliser la technique de l'absorptiométrie biphotonique aux
rayons X.
L'ostéodensitométrie ne doit être pratiquée
que lorsque les conditions techniques optimales à sa réalisation
sont réunies.
Le préalable à sa réalisation est d'avoir vérifié les
qualités métrologiques de l'appareil et d'être assuré que
les bases de références validées pour les sites, l'âge,
le sexe et les populations concernées soient disponibles pour l'interprétation
des résultats.
Le groupe de travail recommande donc qu'une procédure d'assurance qualité obligatoire
soit rapidement élaborée et mise en ¦uvre en France.
Il est recommandé de réaliser la mesure de la densité minérale
osseuse sur 2 sites, de préférence le rachis lombaire et l'extrémité supérieure
du fémur.
En cas d'impossibilité d'interprétation ou de mesure de ces 2 sites,
ils peuvent être remplacés par une mesure du radius.
Chez le sujet atteint d'une pathologie rachidienne susceptible de fausser les
résultats de l'examen, on privilégie les sites autres que rachidiens.
L'interprétation de l'évolution de la densité minérale
osseuse sur des mesures successives ne peut être valable que si ces mesures
sont réalisées sur le même appareil ou au moins un appareil
de la même marque, sur les mêmes sites et, si possible, avec la même
fenêtre d'acquisition.
* La mesure densitométrique par scanner n'est pas recommandée
actuellement pour établir le diagnostic d'ostéoporose.
* La mesure de la masse osseuse par ultrasons n'est pas recommandée
actuellement pour établir le diagnostic d'ostéoporose.
* L'utilisation des marqueurs du remodelage osseux n'est pas
recommandée actuellement pour établir le diagnostic d'ostéoporose.
Les indications de la densitométrie
* Les radiographies doivent être réalisées
en cas de suspicion de fracture vertébrale récente ou ancienne
et en particulier dans les circonstances suivantes : douleur vertébrale
aiguë, diminution de taille inexpliquée, modification de la courbure
rachidienne d'apparition récente. Il est recommandé de réaliser
une radiographie du rachis dorsal et/ou lombaire face et profil.
*
. Chez la femme ménopausée
* Il est recommandé de réaliser une ostéodensitométrie
devant :
* la découverte radiologique d'une fracture vertébrale
sans caractère traumatique ni tumoral évident ;
* un antécédent personnel de fracture périphérique
survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne,
des orteils, des doigts et du rachis cervical) ;
* des antécédents documentés
de pathologies potentiellement inductrices d'ostéoporose, en particulier
: hypogonadisme prolongé, hyperthyroïdie évolutive non traitée,
hypercortisisme et hyperparathyroïdie primitive.
* La réalisation d'une ostéodensitométrie
peut être proposée chez la femme ménopausée, en présence
d'un ou de plusieurs des facteurs de risque suivants :
* les antécédents de fracture vertébrale
ou du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré ;
* un indice de masse corporelle < 19 kg/m… ;
* ménopause avant 40 ans quelle qu'en soit la cause
ou ménopause iatrogénique ;
* antécédent de corticothérapie prolongée
(> 3 mois) à la dose de corticoïde équivalent prednisone
7,5 mg par jour.
* Il n'est pas recommandé de réaliser une ostéodensitométrie
chez une femme ménopausée chez laquelle le traitement hormonal
substitutif (THS) est indiqué, prescrit à dose efficace (pour assurer
une prévention de l'ostéoporose) et bien suivi.
* Lorsque le résultat de l'ostéodensitométrie
est normal et qu'aucun traitement n'est institué, une deuxième
ostéodensitométrie peut être proposée 2 à 5
ans après la réalisation de la première et ce en fonction
de l'ancienneté de la ménopause, du résultat de la première
mesure et de la persistance ou de l'apparition de facteurs de risque.

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